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Éditorial (2006)

Abstract
La Guerre du Golfe de 1991 a engendré d'importants mouvements de population au Moyen-Orient et a entraîné une reconfiguration profonde du système migratoire régional lié notamment à l’embargo sur l’Irak et à la permanence de la tension israélo-palestinienne. Ces évènements ont favorisé la persistance de mouvements de réfugiés palestiniens et irakiens, parallèlement au développement de nouvelles migrations de travail venues principalement d'Asie du sud et dans une moindre mesure d’Europe centrale et orientale ou d’Afrique. La dimension transnationale de ces nouveaux réseaux migratoires remet en cause les schémas d'analyse qui prévalaient dans les années quatre-vingt. En effet, jusqu'à cette date, la rente pétrolière a déterminé à l'échelle régionale le développement de migrations temporaires de travail (Palestiniens, Jordaniens, Égyptiens et Yéménites) et a conduit à des analyses où prédominaient les facteurs macroéconomiques. Le panorama migratoire des lendemains de la guerre du Golfe montre que les logiques de réseaux développées par les migrants prennent de plus en plus le pas sur les logiques strictement économiques à l'échelle régionale. Ainsi, à un régime migratoire reposant sur une présence temporaire des travailleurs étrangers tend à succéder un processus d’installation de plus en plus « durable » de cette main-d’œuvre, notamment en Israël, en Jordanie ou au Liban. La lecture de ces mutations souligne

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Publisher Association pour l'étude des migrations internationales
Repository Revues.org - Fédération de revues scientifiques en sciences humaines et sociales (France)
Type Text
Language French