| Les incidents de l’église Saint-Jaume, premier coup d’arrêt au fascisme italien à Nice (21 avril 1924) (2004) | |||||||||||||
Abstract | |||||||||||||
| Dans la Nice des années 1920, la présence italienne était très forte. En effet, les 40 000 Transalpins recensés dans le chef-lieu des Alpes-Maritimes représentaient près du quart des habitants. La majorité de ces immigrés formaient une main-d’œuvre appréciée dans le bâtiment et les emplois peu qualifiés de journaliers ou manœuvres. D’autres étaient employés dans les hôtels et les magazines ou de l’habillement, confection, entretien, blanchissage. Les plus favorisés exploitaient un commerce, principalement dans les domaines de l’alimentation et de la restauration. Tout ce petit peuple italien vivait dans les quartiers populaires, surtout le Port et le vieux Nice où les loyers étaient peu élevés. Les immigrés observaient généralement une grande réserve politique. La crainte du renvoi de l’entreprise ou de l’expulsion hors de France, une prudence accrue par l’âge, ainsi que par les responsabilités familiales ou professionnelles retenaient la majorité des Italiens de s’engager profondément. Cependant quelques uns, hostiles au fascisme, militaient dans les mouvements de gauche, Parti communiste, Parti socialiste, Ligue italienne des droits de l’homme... De son côté, Mussolini, au pouvoir depuis 1922, voulait garder le contrôle politique et moral de ses compatriotes vivant hors de la mère-patrie. C’était la raison pour laquelle il avait décidé dès 1922 de créer les fasci all’estero, organisations chargées | |||||||||||||
Publication details | |||||||||||||
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