| Le cosmopolitisme, un univers de situations (2004) | |||||||||||||
Abstract | |||||||||||||
| Étroitement lié à l’espace urbain, le cosmopolitisme décrit une situation de brassage de population. Chez les historiens, il est classique de présenter certaines villes méditerranéennes comme des espaces cosmopolites à certaines périodes. Forcé, fortuit, volontaire, ce côtoiement est souvent la conséquence d’un contexte économique, politique ou culturel : des individus, des communautés fréquentent un même espace, observent ensemble des règles, participent parfois à un même projet. Aussi bigarrée que soit la population décrite par le cosmopolitisme, un degré est introduit dans le brassage : il ne s’agit que d’une coexistence structurée ou pas, bien moins intense qu’un processus d’intégration, qu’un métissage. Le cosmopolitisme ne représente donc pas forcément un creuset, ce n’est qu’un ensemble de situations de juxtapositions de populations qui peuvent aboutir à des mélanges plus étroits. A ce titre l’union mixte est révélatrice, fréquente dans un contexte d’intégration, elle est plutôt rare en situation cosmopolite. D’usage récent dans les sciences sociales, le terme « cosmopolitisme » apparaît comme une notion floue, aux contours mal définis qu’illustrent des pratiques langagières dispersées. Parmi les historiens, seule la thèse de Robert Ilbert sur Alexandrie offre une magistrale base de travail. Et si Peter Coulmas s’est attelé à une histoire du cosmopolitisme, cette notion est restée longtemps | |||||||||||||
Publication details | |||||||||||||
| |||||||||||||