| Bibliothèques, peuples indigènes, identité et inclusion (2007) | |||||||||||
Abstract | |||||||||||
| [French abstract] Les peuples originaires représentent une majorité démographique, de même qu’une minorité sociale, dans de nombreux pays d’Amérique Latine. Ils constituent la base ethnique de la diversité culturelle du continent, une diversité composée de centaines de différentes langues, coutumes, religions, littératures, et traditions orales. Faiblement inclus dans le développement social, même s’ils ont atteint plusieurs succès au cours de leurs luttes, ces groupes humains ont été discriminé et laissé de côté par presque chaque gouvernement. Leurs pertes incluent leurs langues maternelles, de même qu’une grande partie de leur culture originale. De plus, étant donné qu’ils ont toujours transmis leurs mémoires à travers la tradition orale, leur histoire également est en train de se perdre. Les services des bibliothèques pour les populations aborigènes ont été peu développés en Amérique Latine, même si des propositions intéressantes existent. Parmi ces propositions, on compte le travail de l’auteur, qui a mis en oeuvre des unités dans le Nord-est de l’Argentine, en introduisant des collections sonores dans les petites bibliothèques invitées dans les écoles, au sein de communautés natives. Ces collections récupéraient la tradition orale, et la connectaient avec le plan d’études scolaire. Par l’intermédiaire de ce matériel enregistré et sa transcription partielle en langue originelle et en castillan, une partie importante du patrimoine culturel de la communauté a été sauvé de l’oubli, et a été utilisé (en se servant de la langue aborigène) pour soutenir l’éducation interculturelle bilingue. D’autres services, comme ceux des « livres vivants », ont été mis en oeuvre pour revitaliser des anciens canaux d’informations. A travers ce type de services, les bibliothèques peuvent récupérer des identités en voie de disparition, et les soutenir pour encourager les sociétés indigènes à croire en eux mêmes, en oubliant l’exclusion sociale. De plus, en supportant l’éducation, pour les adultes mais aussi pour les enfants, les bibliothèques peuvent éviter la perpétuation de l’ignorance et la désinformation qui a maintenu les communautés aborigènes dans les ténèbres pendant des siècles. La conférence présente un résumé des expériences de l’auteur, et quelques unes de ses idées sur les bibliothèques indigènes. A son tour, il expose un bref panorama de l’état actuel de la question dans d’autres parties de l’Amérique Latine. [English abstract] Indigenous people represent a demographic majority –as well as a social minority- in Latin America. They form the basis for the cultural diversity of the continent, a diversity made up by hundreds of different languages, customs, religions, literatures and oral traditions. Hardly included in social development –even if they have achieved a great success in several of their struggles- these human groups have been discriminated and left behind by almost every government. Their losses include their mother tongues as well as much of their original culture. And, since they have always transmitted their memories through oral tradition, their history is also being lost. Library services for aboriginal populations are scarcely developed in Latin America, though several interesting proposals exist. Among these ones, the author’s work in NE Argentina included the development of sound collections in little libraries placed at schools, inside native communities. These collections recovered oral tradition and connected it with the curriculum of the school. By means of this recorded material and its full transcription, both in their mother tongue and in Spanish, an important part of the community’s cultural heritage was saved from oblivion and was employed –using the original language- for bilingual intercultural education. Other services –such as “living books”- were also implemented in order to revitalize ancient information channels. Through this kind of services, libraries can recover vanishing identities and support them in order to push indigenous people to believe in themselves, forgetting social exclusion. And by supporting education –for adults as well as for children- libraries can avoid the perpetuation of ignorance and misinformation, a misinformation that have kept aboriginal communities in the shade for centuries. The conference presents a summary of the author’s experiences and ideas about indigenous libraries, as well as a brief panorama of this kind of work in other parts of Latin America. | |||||||||||
Publication details | |||||||||||
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