| La Méditerranée : dernière frontière avant l’Europe (2008) | |||||||||||||
Abstract | |||||||||||||
| « La frontière réservée aux élus, nous la toucherons du doigt » « Nous ferons cela parce que nous n’avons pas les moyens de faire autrement » « On nous refuse l’existence et dans le même temps, on nous interdit de nous en aller» « Ailleurs est un marteau qui frappe sur chacun de nous » Salim Jay De Gibraltar à Beyrouth, la Méditerranée qui s’étend approximativement d’est en ouest sur 3 800 km, est une mer de « jonction entre les trois masses continentales de l’Europe, de l’Asie et de l’Afrique» (E. Reclus, 1887). Entre le fond du golfe de Grande Syrte en Libye et les côtes de Calabre, la distance est de plus de 800 km, alors que les détroits de Gibraltar, de Sicile et d’Otrante rapprochent les deux rives de quelques dizaines de kilomètres et nous rappellent qu’il existe peu de frontières au monde qui délimitent deux mondes aussi distincts. Les pays méditerranéens de l’Union européenne représentent 88 % du PIB du pourtour méditerranéen ; conduisant de plus en plus de personnes des pays du sud et de l’est méditerranéen (PSEM) à observer dans les médias ou lors des retours estivaux des émigrés, cette grande puissance économique et commerciale mondiale qu’est l’Union européenne. Dans le nord du Maghreb, la majorité des candidats à l’exil est originaire du Maroc et d’Algérie ; mais depuis quelques années, on observe la présence de plus en plus importante d’Africains subsahariens (Nigérians, | |||||||||||||
Publication details | |||||||||||||
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